Etudiante

Publié le 17 Janvier 2014

Etudiante

Je n'ai à peu près plus de vie depuis environ 2 semaines. Je ne mange que des pâtes parce que ça va plus vite. Je mange des pommes parce que les légumes ça met trop longtemps à cuire. Je bois des litres de café et me réveille tous les matins avec cette pensée furtive " non c'est un cauchemar le réveil ne peut pas déjà sonner". Bref, la vie étudiante en période d'examens.

Ca me rappelle la fac, c'est drôle, c'est loin maintenant. Je crois que ça me manquait au fond, cette vie étudiante. Je n'étais peut être pas prête à la quitter si vite après tout. Il y a plus de 5 ans, j'ai quitté la filière langues étrangères appliquées, le fameux LEA, ne sachant pas très bien ce que je voulais, mais sachant tout à fait ce que je ne voulais pas. Je ne suis jamais allée au bout de la licence.

Après des boulots et d'autres choses, puis une attente de 2 ans, une inscription à des cours du soir pendant un an et de la paperasse à n'en plus finir, je suis entrée à la Haute Ecole de Travail Social à Genève il y a 4 mois. On peut dire qu'il faut le vouloir. Je retrouve alors le goût d'une vie étudiante quittée prématurément. Le stress des exas, les rencontres inattendues entre deux salles de cours, des liens qui se forment, d'autres qui se déforment, les classeurs trop lourds et puis les discussions pour rien. Pour refaire le monde.

8 ans ont passé depuis ce premier jour à la fac de lettres d'Aix en Provence. J'y pense parfois. Quand j'y étais, je ne prenais pas le temps de réaliser que ça passait. Ca passait, c'est tout. Je vivais de jolies années, elles me filaient entre les doigts. Et un jour je suis partie. Je n'ai jamais vraiment pris le temps de dire aurevoir. A rien. A personne. Je suis juste partie un jour, enfin petit à petit, d'abord en désertant les salles de cours, puis en voyant de moins en moins ces personnes qui faisaient partie de mon quotidien. Puis un mois de Juin, j'ai vidé ma chambre. Et voilà, c'était fait. 3 ans rempli qui tenaient dans quelques cartons.

Tout file, mais je n'ai rien oublié. Si des fois quelques regards venaient fureter par ici, ceux que je n'ai plus revu depuis ces années, ceux qui m'ont rattrapée pendant les bas vraiment très bas, qui étaient là pendant les hauts, ceux avec qui on a voulu refaire le monde, ceux que je n'ai plus jamais revu, je me souviens de tout, ou presque. Malgré la vie qui file, parfois pendant une seconde, je lève les yeux en l'air, ça me fait un petit pincement. Il me manque le ciel bleu de ces années à Aix en Provence. Et puis, j'oublie, je ne sens plus rien, et je continue mon chemin...

Aujourd'hui, j'imagine que je me construis entre ces nouveaux murs les souvenirs qui me feront un petit pincement plus tard, quand j'y repenserai. Mais c'est dans longtemps.

Joli week end à tous !

Rédigé par Mimi

Publié dans #un peu de moi (dedans)

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lucy 23/01/2014 03:01

Hm, it looks delicious.

la fille h 17/01/2014 23:49

Ah ben merde... je ne peux que me reconnaître dans ce parcours!
Et même plus que les choix de vie, les détails, parce que (bordel!) j'étais en LEA à Aix aussi, et je me retrouve à Genève comme toi ;-)

Magali 19/01/2014 23:13

oh oh... c'est rigolo ça... :)