Writer's block

Publié le 18 Septembre 2014

Writer's block

C'est la rentrée !

Aaaah l'école sociale, ses travaux de groupe, ses pauses de midi, ses écrits, ses réfléxions, ses discussions passionnées du vendredi soir... voilà c'est reparti!

Je me rappelle ce dernier jour de juin, début des vacances, où j'étais si enthousiaste à l'idée de ces deux mois. Je me voyais lire plein de livres tout l'été au bord d'une piscine bleu turquoise, je me voyais étendue dans l'herbe de longues heures durant, le visage offert au soleil et la tête pleine d'inspiration pour écrire. Tu parles!

La réalité fut d'enchaîner les épisodes de Dexter, 8 saisons de rattrapage, derrière ma fenêtre ouverte d'où je contemplais la pluie.

La réalité fut de n'avoir aucune patience ou ténacité pour rester les fesses vissées à une chaise et écrire. Parce qu'en vrai, c'est ça écrire. L'inspiration, ça va ça vient, on ne peut pas tellement compter dessus. Parfois, on a une illumination soudaine, comme ça, sans l'avoir chercher. Mais ce n'est vraiment, vraiment pas la majorité des cas. Non, en fait dans la majorité des cas, c'est un bon coup de pied aux fesses qui nous permet de commencer et d'achever un texte. Je le savais pourtant, mais cet été, j'ai préféré faire l'autruche, la tête dans le sable c'est confortable (surtout l'été).

Pour ma défense, c'est vrai aussi que j'ai connu ce vicieux syndrome de la page blanche ces derniers mois. Ca a duré longtemps. Peut être 6 mois. Plus. Je ne sais plus. Comme si je n'avais absolument plus rien à dire. Plus rien dans lequel je puisse mettre mes idées, mes mots, mes tripes.

Et puis un jour, ça suffit. Stop. Il y a une espèce de courage, une envie de se confronter à cette page blanche. Tant pis si les mots ne viennent pas tout de suite, tant pis si on doit y passer des heures, des jours. Tant pis si on doit réapprendre, s'il faut du temps pour retrouver le coup et que ça fait un peu mal de devoir en passer par là. Tant pis si on ne sait plus faire.

Alors on se sent vulnérable au début. Mais la déception de ne plus essayer est bien pire que cette confrontation, cette peur face à la page vierge, les fesses vissées à une chaise. Il faut juste fermer les yeux. Et se souvenir comment on faisait avant. Et ça revient, ça revient doucement. Voilà que les doigts sautent tout seul d'une touche à l'autre sans qu'on comprenne comment. Et alors on pense, ça y est, ça marche, ça marche.

Alors voilà c'est reparti. Ici, ailleurs, dans l'intimité, pour les autres, dans mes fichiers words, dans mes carnets, des mots, un peu partout.

A bientôt.

Rédigé par Magali

Publié dans #carnet d'humeurs

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Floortje 23/09/2014 10:14

Great post! I know exactly what it is to have a writers block hahaha

XX
www.floortjeloves.com
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Emeline 19/09/2014 07:20

Et ton inspiration et ton talent d'écriture sont au RDV! Merci pour ces petits interludes matinaux... ;-)

Magali 19/09/2014 18:40

Merci d'être là.