Chronique de rien

Publié le 11 Février 2016

Photo by Sarah Levy

Photo by Sarah Levy

Mardi. Tel Aviv. Après deux jours tout gris, le ciel était d'un bleu superbe. C'était le jour du retour. Tout est allé vite, l'instant où j'ai décidé de prendre les billets trois jours avant l'arrivée, celui où j'ai cliqué sur le site (oui vas-y débites, ma banque va adorer), l'instant où tirant ma valise j'ai aperçu son visage au milieu des autres, derrière la ligne tracée au sol. Des milliers d'instants plus tard, j'étais déjà dans la voiture, sous ce ciel d'un bleu éclatant et voyant défiler ces panneaux à l'écriture indéchiffrable, comptant les palmiers en bord de route, et la radio en hébreu allumée.

Genève. L'avion s'est posé sur la piste, il n'était pas 17h. En descendant la rampe (j'adore descendre la rampe, j'ai toujours cette photographie de Marylin qui me vient en tête, ou celle de Whitney Houston dans Bodyguard- pendant longtemps je pensais que ça n'arrivait que dans les films de marcher sur le tarmac, je vous raconte pas mon excitation quand ça m'est enfin arrivé en vrai) pour rejoindre le minibus qui allait nous transporter jusqu'au terminal des arrivées, j'ai levé les yeux. Le ciel était chargé, une couleur de fin du monde, un gris épais, avec quelques trainées de lumière ici et là. Une pluie fine tombait délicatement sur mes cheveux. Il ne faisait pas froid, 10 degré peut être. Juste gris et sombre. Le compte à rebours commençait. Rejoindre la gare, prendre le train, puis le tram, puis le bus. Marcher. Ranger un peu, manger un peu, et me reposer avant la nuit au travail. Quand le réveil a sonné à 22h30, j'ai eu envie de pleurer. Bon d'accord. Pas tout à fait. Mais presque. J'avais mal dans les bras, les jambes, partout. Et j'avais cette impression bizarre de "mais je ne serais pas malade?" En fait, non. J'ai souvent mal partout comme ça quand je suis fatiguée. C'est pas faute d'avoir essayé de dormir dans le Easyjet qui me ramenait en Suisse, mais dormir assise, droite comme I parce qu'on ne peut pas baisser le siège, je ne sais pas vous, mais moi, j'arrive pas. Dans le bus à minuit en partant bosser, je m'endormais. Pas bon ça, m'endormir sur le chemin de la nuit au travail. La nuit a été O.K. Comme d'habitude, le creux de 3-4 heures du matin où tu as envie de mourir en ayant l'impression que le temps se rallonge. Vers 3 heures, c'est le creux, jusqu'à 5 heures grosso modo. Ca doit être hormonal. Tout paraît ralentir. Le temps, les gestes, la pensée. Vers 5 heures, ça repart. Au retour de la nuit, mercredi matin, je me suis couchée un peu plus tard que d'habitude (c'est à dire que d’habitude, je me déshabille mécaniquement en balançant mes fringues partout tellement je suis fatiguée et je saute direct dans mon lit) Là non. J'ai pris le temps d'un muesli, j'ai pris le temps de deux trois vidéos à la con sur youtube, puis je me suis couchée. A 14h50 j'ai ouvert un oeil. J'ai pianoté deux trois trucs sur instagram. Puis je me suis rendormie. A 18h52, j'ai pensé qu'il fallait peut être que je me lève. Alors je me suis levée. J'ai remangé et je me suis recouchée jusqu’au lendemain matin. Une journée donc très fructueuse, j'ai dû dormir entre 18 et 20 heures. Le mercredi a littéralement sauté de mon calendrier interne. Jeudi matin, donc ce matin, je ne savais plus du tout quel jour on était. J'ai essayé de me souvenir quand j'étais rentrée d'Israël. Hier, non attends, hier je bossais. Non, je bossais pas hier, mais la nuit d'avant. Je sais plus. C'était avant-hier l'avion. Déphasée, j'étais. Et à peu près reposée. Jeudi pouvait commencer.

Parfois j'ai rien à écrire et l'envie furieuse d'écrire quand même. C'est inexplicable. Comme un flot qui a besoin de jaillir. Comme un truc qui doit sortir, un truc à partir de rien. D'où ce titre, d'où ce texte. Il n'y a pas toujours quelque chose, la vie c'est pas ça, parfois c'est juste des petits riens qui s'assemblent les uns aux autres. Et l'envie d'écrire.

Douce soirée.

 

Rédigé par Magali

Publié dans #carnet d'humeurs

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Commenter cet article

Emeline 12/02/2016 10:06

j'aime :-)

Magali 12/02/2016 11:06

:) ...