Sur la toile

Publié le 10 Octobre 2016

Sur la toile

J'ai lu un article dans le dernier numéro de Flow qui s'intitule je ne suis pas là en ce moment. L'article évoque le fait de disparaître un peu, des réseaux sociaux par exemple, mais aussi de ne plus être disponible, si ce n'est pour les personnes avec qui l'on est, là, à l'instant précis. Le temps d'une journée, d'un week end, d'une semaine de vacances. L'idée me séduit complètement, mais curieusement, me fait peur aussi. Comme si j'allais forcément rater quelque chose d'important. Comme si un message, une réponse ne pouvait pas être différée dans le temps, ou alors un temps très court je ne peux quand même pas mettre 2 jours à répondre à un message. Et quel message serait-ce de ne pas répondre ? Que dirait mon absence aux autres ? Et puis, j'ai réalisé que si l'idée me faisait peur, l'idée de disparaître un peu, ce n'est peut être pas tant pour l'absence, la peur de "rater" quelque chose, la peur qu'on m'oublie va savoir, mais peut être bien au fond parce que je sais que j'aimerais ça. Je n'ai peut être pas peur de louper quoi que ce soit, j'ai peur d'y prendre goût. Les rares moments, heures, ou journées où je laisse internet et le smartphone quelque part dans un coin, c'est comme... salvateur. C'est comme une bouffée d'air frais.

Il y a une dizaine de jours, quand je suis partie en week end, sans m'en apercevoir et par la force des choses, je n'étais à ce moment-là plus tellement disponible pour l'extérieur. Juste là où j'étais. C'est le plus naturellement du monde que c'est arrivé. Le téléphone était posé dans un coin, et pas d'ordi à ma portée. Une idée germe, peu à peu, celle de vivre quelques heures, jours, sans le besoin de poster sur instagram. Pour plein de raisons. Déjà, pour retrouver le plaisir, le pétillement, à mon "retour", comme un petit qui laisse ses jouets à la maison pendant les vacances, râle au début, les oublie bien vite, et qui, en les retrouvant, s'émerveille parce qu'alors il les avait un peu oublié et qu'il les redécouvre, à ce moment-là...

C'est drôle, ça paraît rien ce détachement, c'est pas grand chose, c'est gigantesque.

Rédigé par Magali

Publié dans #carnet d'humeurs

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