Passage éclair

Publié le 18 Janvier 2017

Passage éclair

Ce jour-là, sur la photo, ça date un peu, j'étais allée à Ou bien encore dans le quartier des Bains à Genève, sans trop réfléchir, mais dirigée par une envie toute spontanée, comme cet autre jour où j'ai pensé, tiens j'ai envie de cupcakes, et que je suis allée à Cuppin's, une autre adresse de Genève, et que j'ai pris un thé, 1 gros cupcake, 1 petit, et puis encore 1 gros et 1 petit, je ne sais plus dans quel ordre, mais plein de cupcakes. Ce jour-là, j'avais des choses à faire, et avant de me diriger chez Cuppin's, je pensais rentrer au plus vite. Mais voilà, j'ai eu en mémoire le goût des cupcakes, pourquoi ? je ne sais pas, j'avais faim sans doute, et je me suis dit que ce serait chouette d'en manger là tout de suite. Pas demain. Pas dans une semaine. Pas "un jour". Et alors je ne n'ai pas réfléchi. Je n'ai pas calculé le temps que j'avais devant moi. Je savais que si je le faisais, je réaliserais que non, non, je n'avais pas le temps. Mais en réalité, est-ce que j'aurais bien mis à profit le temps que j'aurai eu une fois rentrée ? Pas si simple. Quand j'ai croqué dans le premier cupcake, cette crème onctueuse et parfumée, ce moelleux du muffin, j'ai eu l'impression de faire quelque chose de je ne sais pas d'interdit ou de pas très sage, j'ai décidé de ne pas lire, de ne rien faire, de ne pas regarder mon téléphone, juste d'être à ces cupcakes, juste d'être à ce que j'avais décidé plus bas dans la rue au moment de changer de direction. Depuis combien de temps je n'avais pas fait ça ? C'est assez fou le nombre de fois je pense où on a une envie mais qu'on a jamais le temps. Est-ce qu'on a jamais le temps au fond ? Est-ce que ce n'est pas plutôt une histoire de priorité qu'on place peut être pas au bon endroit ? Si j'étais rentrée tout de suite chez moi ce soir-là, je ne pense pas que j'aurais travaillé des heures durant. Et peut être qu'au fond, un peu frustrée, j'aurai pris le temps de faire tout autre chose que la raison pour laquelle j'étais rentrée au plus vite. Et au fond, ma soirée aurait filé, comme c'est arrivé pas mal d'autres fois.

Je n'écris pas beaucoup ici ces derniers temps, parce que "je n'ai pas le temps". C'est un peu vrai, j'écris beaucoup pour des travaux d'école en ce moment. Mais c'est un peu faux, aussi, comme quand on dit qu'on n'a pas le temps de faire du yoga par exemple, sérieusement ? 30 minutes, allez, ou de lire cet article posé sur le canapé depuis des semaines, et qu'on a ces papiers à remplir, et puis le travail et puis... Quand on remet en perspective, l'article, on prend 20 minutes, et c'est lu, et après, je ne sais pas vous, mais moi je me sens bien quand j'ai pris un temps pour lire, je me sens apaisée, je me sens remplie, les cupackes, j'y ai passé une heure. Une heure que j'aurais sans doute passé à faire autre chose chez moi. Un épisode de This is us sans doute. Après les cupcakes, je me sentais apaisée. J'aurais pu être stressée, mais non, j'avais dit stop. Stop au temps que je passe mon temps à compter (...). On passe notre temps à y penser, tous les jours. C'est un peu fatiguant. Alors voilà, c'est peut être bien une histoire de perspective quand on pense à ce temps qu'on a pas. Je ne suis pas sûre que 30 minutes passées là où ça nous fait plaisir, sans compter comme des maniaques les minutes qu'on prend, nous empêche réellement d'avancer sur un travail, un écrit ou autre. Je me demande même si on avancera pas mieux. Sur ce, je file... (pas trop vite quand même).

Sur la photo, c'était un gâteau au citron, avec une crème vraiment délicieuse, et un golden milk, une de mes boissons préférées depuis ce jour, du lait végétal, au soja il me semble, chauffé avec des épices, un régal.

Rédigé par Magali

Publié dans #Genève, #carnet d'humeurs

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