Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais

Publié le 31 Juillet 2017

Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais

Je n'ai jamais mis autant de moi dans une lettre de motivation. C'était l'été dernier, il y a un an bientôt. J'ai ciblé des magazines que j'aimais et que je lisais, écrit des lettres, CV, et envoyé tout ça avec des doutes et plein d'espoir. Premier miracle, tout le monde m'a répondu. Elisabeth Gilbert évoque dans son livre Big magic les réponses négatives et le sentiment de fierté qu'elles procurent. C'est étrange, mais oui, les réponses négatives dans ce milieu sont sources de joie. Parce qu'on se dit que quelques minutes ont été consacrées à nous répondre, et qu'en plus, on a eu des mots encourageants. Il faut dire que j'avais mis de moi dans ces lettres, c'était mes seules cartes à jouer.

Deuxième miracle, j'ai eu un ni oui ni non d'une rédaction et une adresse mail à laquelle écrire. Sauf que l'adresse, c'était une rédaction à Londres. Alors soit je me lançais, soit je restais dans ma zone de confort. Je suis pas bilingue et là, l'article devra être écrit en anglais. En plus, ils doivent avoir d'autres propositions et ceux qui écrivent dans cette rubrique sont en général photographe, écrivain, artiste, créateurs en tout genre. Je me suis dit que ça allait jamais marcher. Et comme je me suis dit que ça allait jamais marcher, je l'ai fait.

Et j'ai reçu une réponse de Londres. Cette personne devait revenir vers moi quelques mois plus tard pour la décision. L'hiver est passé, Noël, le froid, le travail de nuit, le nouvel an, l'école les exas les résultats, la danse, et un nouveau semestre à l'école commence. Et puis un jour où je n'attendais plus, j'ai reçu un mail. C'était OK pour l'article.

Alors il y a la joie d'avoir la première deadline de sa vie, un nombre de mots à fournir pour un jour précis, et puis les modifications, les dates limites, les échanges de mails, les photos en ville parce qu'il faut en faire d'autres, certains apprentissages d'outils web et photos dont on n'a pas l'habitude, les délais toujours très courts, les modifs encore. Et un jour, ça se calme, une dernière relecture. Ce jour-là, je n'y crois toujours pas. Mais j'y crois de plus en plus. Un jour de Juin, je reçois un mail et une pièce jointe. Le numéro est déjà sorti au Royaume Uni depuis quelques jours, mais je ne l'ai toujours pas vu. Je clique sur la pièce jointe. Et ça fait tout drôle. Quelques jours après, j'ouvre ma boîte aux lettres. Il y a une grande enveloppe.

Le magazine s'appelle The Simple Things, c'était le numéro de Juin et l'article s'appelle My City Geneva, il fait partie d'une rubrique mensuelle "My city". J'y raconte un tas d'affaires sur ma vie ici, les lieux que j'aime, mes adresses, l'atmosphère de la ville... Sur la couverture du numéro, il y a un mot en grosses lettres, comme chaque mois dans le magazine. C'est un mot qui illustre l'esprit du numéro. Le mot de Juin, c'est "Imagine". Je ne pouvais pas rêver plus parfait. Il m'avait suffit d'imaginer que c'était possible. Il m'avait suffit d'imaginer tout un été -l'été dernier- à Genève parce que je n'avais pas les sous pour partir et que j'avais décidé de faire des tas de photos et de me balader partout pendant 2 mois. Ce sont ces photos-là qui ont été ma carte de visite auprès du magazine, mais je ne le savais pas en les faisant. S'il n'y avait pas eu de photos, il n'y aurait pas eu d'article.

Devant la boîte aux lettres ouverte, dans le petit hall de mon immeuble, j'ouvre le magazine, des photos lumineuses de maisons, de verdure, de nature, d'articles sur la slow life, et enfin, je reconnais une photo, c'est mon article, il y a même ma petite tête à la dernière page. Et ça fait tout drôle, vraiment tout drôle. Cette fois, j'y crois enfin. J'ai écrit un article dans un magazine. C'est bien réel,  j'ai réalisé un rêve.

Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais
Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais
Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais
Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais
Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais
Le jour où j'ai écrit pour un magazine anglais

Rédigé par Magali

Publié dans #carnet d'humeurs, #Genève

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Sandrine 12/08/2017 09:39

Trop fiers d'en avoir eu la primeur !!!

Magali 13/08/2017 09:09

:))

Emeline 31/07/2017 20:43

Encore bravo...!

Magali 31/07/2017 22:31

<3