Cosmopolis

Publié le 31 Mai 2012

cosmopolis

Evidemment, je pourrais dire que le dernier film de Cronenberg est original, une sacrée métaphore de la société, passée au vitriol, autant dans les situations que dans les dialogues, je pourrais dire que Cosmopolis est un film différent, qui apporte autre chose, une touche, sa touche dans le paysage du cinéma. Je pourrais dire que Cosmopolis s'approche plus de l'art que n'importe quel autre film récent. L'art qui pointe du doigt, l'art qui dérange, l'art qui dénonce. Je pourrais dire que Cosmopolis raconte la société dans laquelle nous évoluons, et son absurdité, son incroyable absurdité, superbement soulignée par le personnage de Juliette Binoche entre autres. Je pourrais dire que Cosmopolis offre un rôle à Robert Pattinson qui lui a valu plein d'éloges et une vraie crédibilité à Cannes.

Et je pourrais continuer longtemps comme ça, parce qu'on peut toujours tout intellectualiser. C'est assez facile finalement. J'avais aussi essayé d'intellectualiser The Tree of Life.

Je ne dirais donc pas tout ça, même si tout est vrai. Je dirais plutôt que ce film est chiant de bout en bout. Je dirais que les dialogues permettent d'atteindre un degré d'ennui rarement atteint. Je dirais que ce film est plein de sens mais qu'au final, il n'a aucun sens. En un mot, pompeux. Ca nous réfléchir, ça nous questionne, ça nous secoue un peu. Mais alors, qu'est ce qu'on s'ennuit.


Rédigé par Mimi

Publié dans #Cinéma

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