I walk the line

Publié le 23 Janvier 2011

Ce matin là, rien ne devait venir s’interposer entre moi et la journée qui m’attendait. Je lisais Un long chemin vers la liberté, je me réveillais doucement au son du vrombissement du moteur du bus en direction de la gare et je repensais aux soldes fructueuses de la veille. Et un arbre a chuté. Sur les rails. A partir de là, ce fut le début de la fin. Les doigts gelés et la gorge déjà enrouée, je décidai alors, pour patienter, d’aller m’acheter un café à emporter dans ces fameux gobelets en carton à l’américaine qui me feront toujours autant d’effet. Même quand ce sera bien ringard. Bref, mon café était amère et mon train toujours bloqué. Alors j’achetai un autre café. Toujours aussi amère. Je comptai le maigre butin au fond de mon porte monnaie et je décidai de m’emparer d’un magazine sympa qui me ferait patienter dans les courants d’air du hall de gare. Après avoir retourné à peu près tous les magazines des rayons féminin, mode, bricolage et compagnie, je ressortis discretos de la première maison de presse, les mains vides et soulagée de n’avoir pas dépensé mes piécettes pour de stupides papiers glacés que je jetterais après lecture. Mais je m’ennuyais ferme, alors j’entrai dans une autre maison de presse. Et là je ressortis avec un magazine nul dans les mains. Et c’est alors que je me rendis compte qu’un bus pouvait m’amener à destination. Voilà, mais je ne le savais pas.

 

Rédigé par Mimi

Publié dans #carnet d'humeurs

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