India #2 : Pink, Blue, Golden & White Cities

Publié le 11 Août 2012

Jaipur, la ville rose. Jodhpur, la bleue. Jaisalmer, la dorée. Udaipur, la blanche.

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Jaipur doit son nom à ses remparts et à certains édifices anciens construits dans du grès rose. Jodhpur, aux maisons bleues de la vieille ville. Jaisalmer, à la couleur jaune dorée de la forteresse et à sa position même, en plein milieu du désert du Thar.  Udaipur, elle, doit son nom à ses tons neutres, à ses maisons blanchies à la chaux, qui se reflètent dans l'eau du lac.

Quand on part au Rajasthan, le pays des rois, des Maharajas, on fait à peu près tous le même parcours. Ces 4 villes font partie des plus importantes de la région et possèdent quelqu'uns des sites principaux à ne pas louper. Alors on suit tous plus ou moins le même itinéraire, par aspect pratique, Jaipur, Jodhpur, Jaisalmer et Udaipur pour finir, la boucle est bouclée. Ensuite certains s'envolent pour Bénarès (Varanasi), sur les rives du Gange, à l'Est du pays. D'autres repartent directement sur Delhi, pour le vol de retour. Ceux qui ont plus de temps partent ailleurs, le Ladakh tout au Nord, ou le Sud, Goa et ses plages pour certains. Nous, on a pris le bus pour Agra.

Entre chacune de ces 4 villes, on peut faire d'autres étapes, découvrir un autre site, s'arrêter dans un  coin un peu moins touristique. Mais le Rajasthan reste de toute façon très touristique et ses principales étapes sont les mêmes pour tous les voyageurs. Il nous est souvent arrivé de recroiser certains visages à différentes étapes du parcours. Comme ce jeune couple sympathique qu'on retrouvait dans les entrées d'hôtels d'une ville à l'autre, c'était drôle.

De Jaipur, je retiens la chaleur. Le choc de l'arrivée ne passe pas. Ca fait plusieurs jours maintenant que nous avons quitté Delhi et entrepris la route à travers le Rajasthan. Je me dis que je finirai par m'habituer, à tout, à la chaleur, au pays, peut être même par... aimer. Je me souviens du Raj Mandir, célèbre cinéma. Un film en hindi, sans sous-titres anglais, où l'on s'amuse à deviner ce qu'il va se passer. Le film s'appelait "Rowdy Rathore". La musique entraînante, les danses qui te donnent envie de te lever et danser avec eux. J'aime bien le cinéma indien, mais voir un film indien en Inde, c'est encore autre chose. Le vrai spectacle, c'est de voir les indiens au cinéma. Joyeux, très bon public, rieurs. On me l'avait dit mais c'est surprenant de le voir par soi-même. Là, dans la salle de cinéma, j'oublie où je suis pendant 3h. Je me sens plus légère. Puis c'est la fin du film. De Jaipur je retiens aussi ce visage, celui de cet homme qui nous a ramenées de la vieille ville à notre hôtel un jour, en vélo rickshaw. Je me rappelle du vélo, tellement ancien, vieux. Je me rappelle la sueur qui perle sur le front de l'homme, coule le long de ses tempes et qu'il essuie avec un tissu gris qu'il sort de sa poche. Sa fine chemise blanche tachée, son corps maigre, si fin. Il devait avoir la cinquantaine, peut être plus.

De Jodhpur, je retiens cette vue imprenable sur le fort dans le soleil couchant. Couleur mordorée. Je retiens la douceur du petit matin, le jour de notre départ pour Jaisalmer, la vue plongeante sur les toits d'en dessous et ces familles qui dorment à même le sol, bien au frais, sur le toit de leur maison.

De Jaisalmer, je retiens ces rues entières aux tons chauds et ocres. Les rues presque vides, étonnant contraste après la vie bouillonnante de Jodhpur. Et je me rappelle ce soir-là, sur une terrasse, encore une (!) où on comptait les kilomètres qui nous séparaient de la frontière pakistanaise. On regardait au loin en se demandant où était la frontière. Par là, non, plutôt par là, peut être par ici... On devait être à quelque chose comme moins de 2h de route du Pakistan.

De Udaipur, je retiens cette neutralité apaisante, ces tons gris et blanc, cette absence soudaine de couleurs vives sur les murs. Ce blanc dans lequel je me suis enveloppée. Je retiens le charme de la ville, les ghâts, les ablutions matinales que j'ai aperçu le matin de notre arrivée, du haut de notre hôtel.

Inde été 2012 624

Rédigé par Mimi

Publié dans #Inde-Rajasthan

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anne 12/08/2012 19:30

Tout simplement beau.........mais on devine au travers de la sueur de l'homme qui pédale.......la suite de ton récit