le goût du sel sur les lèvres #6

Publié le 24 Juillet 2011

 

C’est drôle à quel point on se détache vite d’un endroit quand on est supposé le quitter bientôt. Le jour du départ, je ne m’assis pas sous la tonnelle une dernière fois mais bus un café en vitesse. Je ne voyais déjà plus les murs si blancs de la maison et les fleurs un peu partout. Je ne pensais qu’à retrouver ma carte d’identité et placer mes amandes salées bien calées entre le maïs grillé et le turron. Rangement, bagages, lumière éteinte, prête, clés, contact. Je ne faisais pas attention aux palmiers sur le trajet de l’aéroport. Une seule chose attirait mon attention, c’était la destination écrite en gras Alicante Aeropuerto. Les bagages enregistrées, nous filions boire un cappuccino, discuter encore, et puis manger des empanadillas et puis se raconter encore plein de choses. Et puis, ce fut l’heure. Sur le tarmac, l'avion nous attendait sous la chaleur écrasante du début d'après midi.

Le nez collé au hublot, je ne perdis rien du voyage. Les nuages paraissaient à portée de main et la vie humaine tellement petite. De là-haut, c’est comme un moment hors du temps, un moment de répit dans notre quotidien survolté. Un moment rien que pour nous. Soudain, j’aperçus au loin, en tout petit, le jet d’eau de Genève. Le pilote amorça la descente. A l’atterrissage, les passagers applaudirent. J’avais toujours rêvé de connaître ça. C’est vrai que le voyage fut splendide…

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Juillet 2011.

Rédigé par Mimi

Publié dans #Espagne

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