TV Shows. Part 2. {True Blood}

Publié le 3 Août 2011

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Cela fait maintenant une semaine que je suis plongée à Bon Temps, ville imaginaire de Louisiane. Je suis enfin arrivée à la saison 4, après avoir longuement hésité à m’y mettre. J’avais entendu parler de True Blood, mais allez savoir pourquoi, je n’étais pas plus emballée que ça. Pourtant, j’étais déjà branchée histoires de vampires. Mais je ne sais pas bien pourquoi, le pitch de la série me faisait pressentir quelque chose de bien gore et sanguinolent. Et j’avais raison. True Blood est gore et sanguinolent. Mais pas seulement.

True Blood est tiré de la série de roman Sookie Stackhouse, en français La communauté du Sud. Alors évidemment, après la saison 1, ces romans sont venus s’ajouter directement sur ma liste de livres à lire. Je ne sais pas dans quelle mesure la série est fidèle aux livres (des différences notables entre les 2 existent il me semble), mais j’ai lu de bonnes critiques sur l’écriture de Charlaine Harris.

True Blood a un côté complètement absurde, dingue parfois. L’enchaînement des situations et les répliques -dont certaines sont en passe de devenir cultes- m’ont plus d’une fois fait penser à David Lynch et Twin Peaks. De même que Badalamenti avait su mettre en musique le style Twin Peaks, la B.O de True Blood donne tout son sens à la série. Les personnages ont chacun leur thème récurrent et les épisodes se terminent par des morceaux country et rock, qui collent parfaitement à  l'univers de la série. Sans parler de la chanson du générique I wanna do bad things with you qui résume à elle seule l’esprit de la série. Sexy&trash.

L’action se situe en plein coeur de la Louisiane, entouré de bois et de forêts. Ca change des grosses villes américaines où on a l’impression que tout le monde est esthétiquement assorti à la ville -je ne parlerai pas ici de Sex&the City, Gossip Girl, Nip/Tuck ou encore Lipsitck Jungle, bien qu’il m’arrive pour d’autres raisons d’apprécier ce genre de séries. Dans True Blood, c’est comme dans la vraie vie, il n’y a pas de physique parfait -pas comme dans The Vampire Diaries où les personnages principaux sont quand même sacrément canons- non, dans True Blood, on apprend à connaître et à aimer les personnages et comme dans la vraie vie, on finit par leur trouver un charme fou. A ce propos, les personnages sont déments. Je rêverais d'un ami comme Lafayette. Quand au casting, il est plutôt surprenant, on retrouve des acteurs qu’on ne s’attendait pas à voir par là.

True Blood n’est pas seulement une énième série de vampire. Cette série dissèque un à un les comportements humains. Une observation fine de la société en somme. Même les scènes gores ont du sens. Alors que mon estomac se tordait, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une métaphore de certains rapports humains, devant le spectacle hideux de Bill se faisant sucer le sang par les loups-garous, Lorena en pleurs, regardant le massacre, parce qu’elle n’est politiquement plus en position de s’y opposer. Le plus frappant dans la série reste la métaphore raciale. Au-delà des histoires personnelles de chacun des personnages, il y a tout un tas de vérités sur ce que nous sommes. Des fois j’hallucine à quel point cette série est bien foutue. Pas étonnant quand on sait que Alan Ball est le créateur, lui qui était aux commandes de la série Six Feet Under et du film American Beauty. True Blood, c’est un mélange splendide d’étrangeté, d’émotion et d’humour noir, c'est cru, c'est vivant. Voilà, True Blood, ça déchire en fait.

Rédigé par Mimi

Publié dans #Séries tv

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