Dans les allées des artistes envolés

Publié le 4 Juillet 2013

Dans les allées des artistes envolés

Il y a longtemps, j'avais passé des heures à chercher la tombe de l'homme à tête de chou dans le Cimetière du Père Lachaise. Je pouvais chercher longtemps. Il est au Montparnasse.

J'aime bien ces grands cimetières parisiens, j'aime le calme de ces endroits, la beauté de certaines constructions architecturales, l'imagination de ceux qui ont dessiné, construit..

Dans les allées des artistes envolés
Il y a des peluches accrochées entre les plantes et fleurs, de la mousse verdit la pierre par endroits. Et puis, il y a ce portrait dessiné, on retrouve cette expression, ce visage. Et  une gitanes aux lèvres.

Il y a des peluches accrochées entre les plantes et fleurs, de la mousse verdit la pierre par endroits. Et puis, il y a ce portrait dessiné, on retrouve cette expression, ce visage. Et une gitanes aux lèvres.

Dans les allées des artistes envolés
Le rythme de cette chanson doit sans doute être l'un des rythmes de Gainsbourg qui m'émeut le plus. Dès les premières notes. Je pense aussi à ce texte chanté par les petits chanteurs d'Asnières sur le plateau d'une émission télé, pour Gainsbourg. C'était sur la mélodie de Je suis venu te dire... et ça faisait quelque chose comme " On est venu te dire qu'on t'aime bien. Et tes provocations n'y changent rien."  On voit Gainsbourg assis en face, qui écoute, dans son nuage de fumée, les yeux rougis, une gitanes entre les doigts, il pleure. Il avait le visage marqué déjà à cette époque, les cheveux gris. C'était l'époque où on fumait encore sur les plateaux tv. C'était en 1988.

Le rythme de cette chanson doit sans doute être l'un des rythmes de Gainsbourg qui m'émeut le plus. Dès les premières notes. Je pense aussi à ce texte chanté par les petits chanteurs d'Asnières sur le plateau d'une émission télé, pour Gainsbourg. C'était sur la mélodie de Je suis venu te dire... et ça faisait quelque chose comme " On est venu te dire qu'on t'aime bien. Et tes provocations n'y changent rien." On voit Gainsbourg assis en face, qui écoute, dans son nuage de fumée, les yeux rougis, une gitanes entre les doigts, il pleure. Il avait le visage marqué déjà à cette époque, les cheveux gris. C'était l'époque où on fumait encore sur les plateaux tv. C'était en 1988.

Dans les allées des artistes envolés
Dans les allées des artistes envolés
Dans les allées des artistes envolés
Dans les allées des artistes envolés
Dans les allées des artistes envolés

On quitte le cimetière. Un autre jour, dans un autre coin de Paris, on est allé sur les pas d'un poète. L'homme à la célèbre moustache. Georges Brassens a vécu pendant 20 ans ici. Impasse Florimont.

Dans les allées des artistes envolés
Dans les allées des artistes envolés
Dans les allées des artistes envolés
Quand je pense Brassens, j'entends à chaque fois ces accords de guitare reconnaissables, les mots et les rimes. Je pense à la générosité des textes, à l'humanité profonde qui en ressort, à l'absence de jugement, à l'humilité. Et je pense au regard qu'il avait parfois sur le public au moment des applaudissements. Comme s'il était gêné d'être là, comme s'il pensait être une imposture dans le monde de la musique, comme s'il voulait juste partager un bon moment avec les gens, avec sa guitare. Et pas autre chose.

Quand je pense Brassens, j'entends à chaque fois ces accords de guitare reconnaissables, les mots et les rimes. Je pense à la générosité des textes, à l'humanité profonde qui en ressort, à l'absence de jugement, à l'humilité. Et je pense au regard qu'il avait parfois sur le public au moment des applaudissements. Comme s'il était gêné d'être là, comme s'il pensait être une imposture dans le monde de la musique, comme s'il voulait juste partager un bon moment avec les gens, avec sa guitare. Et pas autre chose.

Dans les allées des artistes envolés

Rédigé par Mimi

Publié dans #Paris

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article