Mon adrénaline

Publié le 21 Août 2013

Mon adrénaline

Il y a un risque pervers avec le travail. Plus on travaille, plus on accepte de travailler. Plus on dit "oui" à ses collègues, plus il nous paraît difficile, voire même impensable, de glisser un "non". Et plus il leur paraît impensable à eux aussi qu'on ose un "non". Plus on accepte, plus les autres sont en demande.

Je crois que je pourrais devenir workaholic un jour, si je ne faisais pas gaffe. Ca m'est déjà arrivé, le temps de quelques mois voire une année, de trouver une forme d'accomplissement uniquement dans ce drôle de défi, ne plus compter les heures qui m'appartiennent, travailler toujours plus et construire ma vie autour du travail (ou des études), faire en sorte d'être la plus performante possible, dormir beaucoup pour être au top, faire tourner mes loisirs autour de mon travail etc etc

Il y a un autre effet pervers au workaholic(isme) c'est l'appréhension des jours de congé. Quand je rentre de 48h au travail (je ne fais pas 48h à la suite hein je dors quand même), ou seulement d'une longue journée, une petite voix me lance "dis, qu'est ce que je vais bien pouvoir faire chez moi?" Comme si je m'étais déjà perdue en route, oublié ce que j'aime faire, oublié l'enquête de mon auteur préféré que je dois finir, oublié les amis à rappeler, oublié les verres en terrasse, oublié que tout cela existe et bien d'autres choses encore, oublié que toutes ces choses font bien partie de ma vie. Tout ce qu'il reste à présent les temps de repos, c'est l'impression diffuse que je ne sais plus bien à quoi m'occuper si je ne travaille pas. (Bon, en général, une fois rentrée, je m'effondre dans mon lit pour de longues siestes réparatrices... finalement je n'ai même pas le temps de m'ennuyer.)

Le travail a comme aspiré en quelque semaines un petit quelque chose de moi, cette solitude que j'aime tant, que je recherche souvent et dans laquelle je ne m'ennuie jamais. Cette solitude chérie que je ne sais en ce moment plus bien comment aborder.

Je sais que tout cela n’est que passager, ces impressions, cette fatigue, ce rythme complètement décalé. Mais c'est un peu étrange de se rendre compte comment le travail peut chambouler en peu de temps tous nos repères, faire voler l'ordre établi, faire basculer un mode de vie.

Tout ça pour dire que je ne fais que travailler en ce moment, que ça me plaît pour l'instant, que je le vis comme un défi personnel, mais que je ne vivrai pas à ce rythme là pour toujours, non vraiment, j'y perdrais mon âme.

J'y pense, je ferai sûrement bientôt un billet produits/cosméto "qu'est ce que j'emporte pour 24h au boulot", ça pourrait donner des idées à certaines qui travaillent de nuit.

Je me languis de ma petite semaine de vacances au soleil. J'ai envie de plage, de soleil sur ma peau, de sable entre mes orteils, du bruit des vagues et des enfants qui crient, de plage de plage de plage ... Quelle idée lumineuse on a eu de réserver ces quelques jours au Portugal au printemps dernier, je ne savais pas alors à quel point j'en aurai besoin en cette fin d'été.

Je vous laisse avec quelques images prises lors d'une pause déjeuner à côté de mon travail. A bientôt.

Mon adrénaline
Mon adrénaline
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Mon adrénaline
Mon adrénaline

Rédigé par Mimi

Publié dans #carnet d'humeurs

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Commenter cet article

powered web dev 15/01/2014 12:42

I hate being a workaholic. I think it is really hard to maintain to be a workaholic. At some point of time we will not be able to say yes to the works that have been assigned to us. But everyone will be expecting a yes from us as we used to be a workaholic. Thanks for the post.

Anne 21/08/2013 18:29

ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!